
Henri Matisse — Icare, Jazz, 1947
ICARE
D'après la partition d'Igor Markevitch, 1932
La première mise en scène de l'histoire d'un ballet qui a attendu quatre-vingt-treize ans pour voir le jour.
93 ans d'attente. Une première mondiale contemporaine.
Igor Markevitch composa L'Envol d'Icare pour l'Opéra de Paris, sur commande de Serge Lifar. Lifar estimait beaucoup la partition ; voici une citation : « La musique était admirable, l'idée de son union avec la danse séduisante, mais j'avais le net sentiment qu'il me serait impossible d'accorder mon rythme à celui de Markevitch. » La première fut reportée d'une décennie.
Des années de silence ont suivi. La partition attendait la scène. Il y eut des exécutions en concert avec Markevitch et ses élèves, mais aucune mise en scène chorégraphique ne fut jamais réalisée.
Artem Hordieiev en crée aujourd'hui la première mise en scène théâtrale à part entière. La première mondiale arrive quatre-vingt-treize ans plus tard.
“Icare n'est pas tombé parce qu'il était négligent ou imprudent. Dès le début, il choisissait consciemment de voler.”
— Artem Hordieiev, chorégraphe
Trois axes du concept
La production se construit sur le déploiement de trois étapes philosophiques qui, ensemble, engendrent son propre langage scénique.
Une manière de voir les choses
L'événement de la vie en lui-même n'est ni positif ni négatif ; il est neutre en soi. Seule notre attitude lui attribue un rôle, une couleur, une intention particulière. Cela fait écho à l'enseignement du stoïcisme. Les stoïciens enseignaient que la seule chose véritablement en votre pouvoir est votre attitude face à ce qui arrive.
Interprétation du vol d'Icare
Le SOLEIL ouvre ses portes à un « NOUVEL » Icare du vingt et unième siècle, car celui-ci n'a pas rebroussé chemin, mais a accepté le défi « tel quel ». Il a laissé le Soleil brûler et la Lune refroidir. Le corps devient l'instrument de la volonté : ni l'esprit, ni l'arme, mais le corps lui-même qui perce. Au lieu de l'éternelle aspiration de l'humanité vers l'impossible, il y a l'accomplissement de l'impossible par l'être humain, comme un choix conscient. Comme une résistance ukrainienne.
Matisse + syntaxe du corps
L'Icare de Matisse comme une iconographie fondamentalement différente, alternative. Au lieu d'un être humain volant vers le soleil, nous avons un être humain qui EST le soleil. Cela pourrait devenir l'image finale de l'interprétation de la production.
L'Envol d'Icare
Igor Markevitch, Paris, 1932
Durée : 27 minutes. Interprété par l'Orchestre national de Belgique.
Disponible pour la première mondiale
Le projet ICARE est ouvert aux discussions avec les théâtres, festivals et organisations de production en tant que partenaires clés pour la première mondiale.
Contacter le chorégrapheart_om@me.com